Ceuillir l'instant dans tes poudres divines,
Souffler le vent
Tournoyer dans l'harmonie et l'infini de tes jaunes
Me repeindre
Polliniser mon âme dans le béant de tes lèvres
Et te répandre
Nathalie Constant
Des nids de soie
S'envolent tes couleurs,
Et
Désir,
Ode
Et
Sens
Leur chemin,
Emprunter .
Saupoudrées ça et là,
Nébuleuses féminins
Paillons d'or citronnés
Retombés en étoile,
Ailes,
Écailles,
En chemin,
Serpenter dans le voile.
Terre d'accueil parfumée
Tes fragrances en robe,
Des nids de soie
Ne restent que la feuille
Recueil d'ailes
Parchemin
Rose au vers d un sépale.
S'éparpillent tes couleurs,
Au satin se mélangent,
Plumetis de douceur
Et broderies diaphanes .
Les ailes
Du jardin
Osent aux vents
Et eaux pâles
Et sèment en chemin
Ses reflets sur la toile
Nathalie Constant
Points à points reliés,
La ligne imaginée
Passée aux traits de plume
Dessin d'une épopée,
Ton reflet sur la Terre
Brille de mille feux
Autoportrait d'un univers
Des portes de l'orfèvre
Ton jardin suspendu
Joyaux d'eau pâle
Et chant de fleurs
Au spectre de l'oubli
Mon champ d'étoiles
Constant Nathalie
Apprête-toi petite feuille
Comme à ton premier jour,
L'automne attends dehors
Impatient de poèmes
T'accueillir voletant
Fais toi aussi légère et forte
Que ta venue au monde
Tu sais parfois,
Audacieux sont les vents
Qui soufflent dans nos veines
Ose !
Ose à l'or petite feuille !
Ose ton aventure,
Ose toi en couleur !
Septembre nous apprendra
Nous dessiner, nous peindre
Toi sans moi
Moi sans toit .
Qui y aurait-il à craindre ?
Nous avons tant appris !
Vole !
Vole loin petite feuille !
Libre est ton aventure
Pour écrire demain .
Octobre est parchemin
De l'or pour te guider
Des ocres pour te chauffer
Des lunes
Des étoiles
Des nuits pour apaiser .
Apprête-toi petite feuille
Le froid n'est pas très loin
Fais soie douce
Feuille de porcelaine
Novembre est le pinceau
Qui décore les veines
Du blanc pour ton manteau
De l'ambre sur ta peau
Décembre bien assez tôt
Pour écrire tes poèmes
Nathalie Constant
Je m'élève,
Roule une perle
Et je découvre ton Poème
Ma bouche encre l'écorce et première sève
Je voyage,
Depuis le vert au bleu du ciel
Mes mains
De tes racines à l'aquarelle
Mes reins
De tes racines à l'aquarelle .
Patchwork,
Coloré d'instants
Du ciel,
Je peins,
Je peins les mots
Et chaque doigt
Souffle un pot de gouache ;
Du bleu du ciel
Du Vert forêt,
Du jaune
Au rouge
Jusqu'au Violet
Corps écho,
À l'or d'un chant de feuilles
Coeur écho
Au prisme qui s'effeuille
Je grave mes lettres,
Sur Toi mes majuscules .
Glisser au blanc de ton écorce
À tes bruns entrelas,
Veine après veine,
De même essence
Comme me sculpter sur toi.
Galoper,
Galoper dans le cours de la source
Sur le fil des saisons,
L'hiver nous dénuder
L'été nous habiller
Choeur au coeur de ce doux paradoxe
Je m'élève,
Je m'élève,
Les perles roulent
Et se déroule le poème
"Du vers forêt au bleu du ciel"
Et mes lèvres
Encre d'or et de miel
Nathalie Constant
Crédit photo internet texte Nathalie Constant, tout droits réservés
Comme les ruisseaux frissonent à la caresse du vent
Que le ciel est tout bleu
Et le soleil tout jaune,
L'arbre s'abandonnant aux douceurs de l'automne,
Déshabille l'été,
Offre sa première feuille.
Pigment d'or orangé,
Vole au vent et se tisse
Aux mille et un reflet, aux couleurs qui se hissent
Nouvelle oeuvre naissante,
Dame Nature chatoyante,
Coeur et pinceau de Maître
Au milieu de la toile.
Ballet tourbillonnant à l'orée d'une saison
Printemps, été derrière et l'hiver approchant
Vogue la première feuille ,
Vogue au gré des courants
Raconter son histoire,
Se poser sur un banc .
Passagère,
Messagère,
Emportée par le vent,
Glisse aux regards d'enfants Danse aux pieds des plus grands
Voyage au bout du temps, l'instant si éphémère
Corps et coeur teintés d'or,
Terre d'ocre légère
Vogue valse la feuille,
Le doux parfum d'automne
Rien ne meurt tout se peint,
Dame Nature éternelle .
Tout naît d'un mouvement,
De pinceaux élégants
Et tournent sur la toile
Encre d'or et pigments
Nathalie Constant
Viendront bientôt les vents
Chasser les hirondelles,
Ces oiseaux de printemps
Qui parlent à chaque fleur,
Se poseront, un temps, leurs ailes,
Sur l'horizon d'un autre ciel.
Veillées au corps
Aux graines,
De ces Lunes éternelles,
Perles naissantes d'où vient l'Enfant.
Leurs longs pinceaux,
Au Rougissant,
Peignent mon Ciel de roses immortelles,
Des morceaux de printemps
Que me chante l'essentiel,
Une musique d'eau, de miel,
L'Octave
De mes Contrées lointaines,
Depuis la Pluie vers le Soleil.
Cachée,
La poésie dans l'huile du calice,
Froissés,
Les écrits au mille feuilles des pétales
Bercées,
Chaque poème en berne,
Des roses diluées
Dans le ressac des eaux usées,
À terme,
Un bouton éclaté
Aux lèvres d'un vermeil.
Des lettres,
À la racine, sur fond de papier blanc
La couronne d'épines
Sur l'escalier du temps .
Mon Ciel luit une Fleur
"Over Bouquets"
Messages constellant
Dans les fragrances d'un Ciel de Roses .
Pourprer mes nudités,
Bénir mon sang
Et déposer ma perle dans les mains de l'Enfant .
Reviendront les oiseaux
Le vol des hirondelles
Leurs drapeaux de couleurs
Leurs valses à quatre temps
Viendront mes mots
À la douceur du temps
Et nos fleurs jaune miel
Il est venu du Ciel
Je l'ai bu dans la Rose
Un recueil à la craie
Posté aux 4 Vents.
Nathalie Constant