mardi 13 novembre 2018

Ceuillir l'instant dans tes poudres divines, 
Souffler le vent

Tournoyer dans l'harmonie et l'infini de tes jaunes
Me repeindre

Polliniser mon âme dans le béant de tes lèvres 
Et te répandre

        Nathalie Constant

mercredi 7 novembre 2018

Les ailes du jardin,

Des nids de soie
S'envolent tes couleurs,
Et
Désir,
Ode
Et 
Sens
Leur chemin,
Emprunter .

Saupoudrées ça et là,
Nébuleuses féminins

Paillons d'or citronnés 
Retombés en étoile, 

Ailes,
Écailles,
En chemin,

Serpenter dans le voile.

Terre d'accueil parfumée 
Tes fragrances en robe,

Des nids de soie 
Ne restent que la feuille

Recueil d'ailes 
Parchemin

Rose au vers d un  sépale.

S'éparpillent tes couleurs, 

Au satin se mélangent,

Plumetis de douceur
Et broderies diaphanes .

Les ailes 
Du jardin
Osent aux vents 
Et eaux pâles 

Et sèment en chemin
Ses reflets sur la toile

   Nathalie Constant

lundi 5 novembre 2018

Lacté sens,

Points à points reliés, 
La ligne imaginée
Passée aux traits de plume

Dessin d'une épopée,
Ton reflet sur la Terre 
Brille de mille feux

Autoportrait d'un univers
Des portes de l'orfèvre 

Ton jardin suspendu

Joyaux d'eau pâle 
Et chant de fleurs
Au spectre de l'oubli

Mon champ d'étoiles

   Constant Nathalie

vendredi 12 octobre 2018

La voie, secret de l'arbre

Apprête-toi petite feuille 
Comme à ton premier jour,
L'automne attends dehors 
Impatient de poèmes 
T'accueillir voletant

Fais toi aussi légère et forte 
Que ta venue au monde 
Tu sais parfois,
Audacieux sont les vents 
Qui soufflent dans nos veines

Ose !
Ose à l'or petite feuille !
Ose ton aventure,
Ose toi en couleur !

Septembre nous apprendra 
Nous dessiner, nous peindre 
Toi sans moi 
Moi sans toit .

Qui y aurait-il à craindre ?
Nous avons tant appris !

Vole !
Vole loin petite feuille !
Libre est ton aventure 
Pour écrire demain .

Octobre est parchemin

De l'or pour te guider 
Des ocres pour te chauffer 
Des lunes 
Des étoiles 
Des nuits pour apaiser .

Apprête-toi petite feuille 
Le froid n'est pas très loin

Fais soie douce 
Feuille de porcelaine 
Novembre est le pinceau 
Qui décore les veines

Du blanc pour ton manteau
De l'ambre sur ta peau

Décembre bien assez tôt 
Pour écrire tes poèmes

          Nathalie Constant 

mercredi 19 septembre 2018

Du vers forêt au bleu du ciel,

Je m'élève,

Roule une perle
Et je découvre ton Poème

Ma bouche encre l'écorce et première sève

Je voyage,
Depuis le vert au bleu du ciel

Mes mains
De tes racines à l'aquarelle

Mes reins
De tes racines à l'aquarelle .

Patchwork,
Coloré d'instants

Du ciel,
Je peins,

Je peins les mots
Et chaque doigt
Souffle un pot de gouache ;

Du bleu du ciel
Du Vert forêt,
Du jaune
Au rouge
Jusqu'au Violet

Corps écho,
À l'or d'un chant de feuilles

Coeur écho
Au prisme qui s'effeuille

Je grave mes lettres,

Sur Toi mes majuscules .

Glisser au blanc de ton écorce
À tes bruns entrelas,

Veine après veine,

De même essence
Comme me sculpter sur toi.

Galoper,

Galoper dans le cours de la source
Sur le fil des saisons,

L'hiver nous dénuder
L'été nous habiller

Choeur au coeur de ce doux paradoxe

Je m'élève,

Je m'élève,
Les perles roulent
Et se déroule le poème

"Du vers forêt au bleu du ciel"

Et mes lèvres

Encre d'or et de miel

         Nathalie Constant

Crédit photo internet texte Nathalie Constant, tout droits réservés

vendredi 7 septembre 2018

Peinture sur soie,

Comme les ruisseaux frissonent à la caresse du vent
Que le ciel est tout bleu 
Et le soleil tout jaune, 

L'arbre s'abandonnant aux douceurs de l'automne, 
Déshabille l'été,

Offre sa première feuille.

Pigment d'or orangé,
Vole au vent et se tisse
Aux mille et un reflet, aux couleurs qui se hissent 

Nouvelle oeuvre naissante,
Dame Nature chatoyante,
Coeur et pinceau de Maître

Au milieu de la toile.

Ballet tourbillonnant à l'orée d'une saison 
Printemps, été derrière et l'hiver approchant 

Vogue la première feuille ,
Vogue au gré des courants 
Raconter son histoire,

Se poser sur un banc .

Passagère,

Messagère,

Emportée par le vent, 
Glisse aux regards d'enfants Danse aux pieds des plus grands

Voyage au bout du temps, l'instant si éphémère 
Corps et coeur teintés d'or,
Terre d'ocre légère

Vogue valse la feuille,
Le doux parfum d'automne 
Rien ne meurt tout se peint,

Dame Nature éternelle .

Tout naît d'un mouvement,
De pinceaux élégants 

Et tournent sur la toile
Encre d'or et pigments

             Nathalie Constant

vendredi 31 août 2018

Mon Ciel est une rose,

Viendront bientôt les vents 

Chasser les hirondelles,

Ces oiseaux de printemps 
Qui parlent à chaque fleur,

Se poseront, un temps, leurs ailes,
Sur l'horizon d'un autre ciel.

Veillées au corps
Aux graines,
De ces Lunes éternelles,

Perles naissantes d'où vient l'Enfant.

Leurs longs pinceaux,
Au Rougissant, 
Peignent mon Ciel de roses immortelles,

Des morceaux de printemps
Que me chante l'essentiel,
Une musique d'eau, de miel,

L'Octave 
De mes Contrées lointaines,
Depuis la Pluie vers le Soleil.

Cachée, 
La poésie dans l'huile du calice,

Froissés,
Les écrits au mille feuilles des pétales

Bercées, 
Chaque poème en berne,
Des roses diluées
Dans le ressac des eaux usées,

À terme,

Un bouton éclaté 
Aux lèvres d'un vermeil.

Des lettres,
À  la racine,  sur fond de papier blanc 
La couronne d'épines 
Sur l'escalier du temps .

Mon Ciel luit une Fleur 
"Over Bouquets"

Messages constellant
Dans les fragrances d'un Ciel de Roses .

Pourprer mes nudités,
Bénir mon sang
Et déposer ma perle dans les mains de l'Enfant .

Reviendront les oiseaux 
Le vol des hirondelles 
Leurs drapeaux de couleurs 
Leurs valses à quatre temps

Viendront mes mots 
À la douceur du temps 
Et nos fleurs jaune miel

Il est venu du Ciel
Je l'ai bu dans la Rose

Un recueil à la craie 
Posté aux 4 Vents.

             Nathalie Constant